Dans le cadre de sa proximité constante avec la population locale, le chef de groupement de Rugari, Eric Mashagiro, a effectué une descente remarquée ce mardi 18 août 2026 dans le village de Ruhanga, situé dans la localité de Mugora. Initialement prévue à Ndondi, la réunion a été délocalisée à Ruhanga, lieu même du drame, afin de marquer le caractère exceptionnel de la visite. Pour cette mission, le chef de groupement était accompagné de l’ensemble des chefs locaux et des agents du groupement constituant sa délégation.
Cette visite fait suite à un tragique cas de justice populaire survenu sur place, coûtant la vie à une femme d’une soixantaine d’années, Pélagie Kabyiruke, injustement accusée d’avoir empoisonné trois jeunes filles décédées successivement le mardi 11 août 2026.
Tolérance zéro face à la justice populaire
Face à cette situation alarmante, l’autorité locale a tenu à s’adresser directement aux habitants pour rappeler que la justice populaire n’a pas sa place dans un État de droit. Eric Mashagiro a insisté sur le fait que la loi protège la vie humaine et punit sévèrement ceux qui se font justice eux-mêmes :
« La justice populaire est interdite par la loi. Nous ne voulons plus entendre que quelqu’un a été tué par justice populaire… C’est Dieu qui nous avait tous créés et c’est lui qui peut mettre fin à la vie d’un humain. Ne faites plus cet acte, il faut éviter de brûler vif les gens, vous l’avez fait oui, mais la victime vous ne la verrez plus. L’auteur de cet acte sera puni par la loi. »

Protection environnementale : vers une cohabitation apaisée
Abordant la question sensible de la préservation du Parc National des Virunga, le chef de groupement a mis en lumière les difficultés rencontrées par les riverains. Il a souligné que les animaux du parc sortent fréquemment et ravagent les cultures des paisibles populations, une situation source de nombreuses souffrances.
C’est précisément pour apaiser cette détresse et maintenir un climat de paix entre la population riveraine et l’ICCN que l’idée de construire une clôture électrique a été retenue. Eric Mashagiro a toutefois insisté sur le fait que la protection de la faune est une responsabilité collective , a-t-il ajouté :
« Nous sommes appelés à protéger le parc national des Virunga. Si vous êtes éleveurs, ne conduisez jamais vos chèvres dans le Parc. Les animaux sauvages sont les nôtres, nous ne devons pas nous en prendre férocement à eux. D’ici peu, on va construire une clôture électrique pour protéger vos champs ; d’ailleurs, ceux qui vont travailler dans ce projet, c’est vous les habitants de Rugari, et vous serez payés. »

Appel à la cohésion sociale et à l’engagement sécuritaire
Dans son allocution, Eric Mashagiro a également exhorté la population à rejeter fermement les divisions ethniques et à privilégier la paix communautaire. S’adressant particulièrement à la jeunesse, il a lancé un appel vibrant à collaborer avec les forces de l’ordre pour consolider la sécurité :
« Notre mouvement AFC-M23 veut que vous soyez en collaboration avec l’armée révolutionnaire congolaise ARC de l’AFC-M23. Ce même mouvement veut que vous puissiez vous aimer entre vous, éviter le tribalisme et cohabiter ensemble. Aux jeunes, je lance un appel de venir dans l’armée révolutionnaire congolaise ARC de l’AFC-M23, venez travailler pour votre pays, c’est vous les jeunes qui allez contribuer pour la sécurité de notre entité. Ne pensez plus que vous allez vous allier aux groupes armés ; à ceux qui ont des armes, je vous appelle de les remettre aux services compétents. » a précisé Éric Mashagiro

Une proximité saluée par les administrés
Cette descente sur le terrain confirme l’engagement de longue date d’Eric Mashagiro envers ses administrés. Réputé pour sa disponibilité permanente, le chef de groupement de Rugari, entouré de ses chefs locaux et agents, continue de s’illustrer par sa présence active aux côtés des habitants, à l’écoute de leurs doléances pour les aider à surmonter les défis quotidiens auxquels ils font face.
La rédaction



