Alors que le mois de mars, dédié à la célébration des droits des femmes, bat son plein, la cité frontalière de Bunagana reste marquée par les festivités du 8 mars 2026. Entre hommages et appels à l’engagement sécuritaire, le Chef de Cité, Désiré Kanyamarere, dresse une feuille de route où la femme est le moteur du changement.
La célébration de ce dimanche 8 mars dans la cité de Bunagana en territoire de Rutshuru n’était pas qu’une simple commémoration. Pour Désiré Kanyamarere, c’était l’occasion de saluer la résilience des femmes de sa juridiction.

Dans un discours empreint de reconnaissance, il a loué la détermination et le courage sincère de celles qui portent l’économie locale à bout de bras, particulièrement à travers l’agriculture et le commerce transfrontalier. Pour l’autorité, la femme n’est pas seulement une bénéficiaire des droits, mais une actrice majeure du développement.
L’intervention de Désiré Kanyamarere a porté sur l’implication des femmes dans la sécurisation du territoire. Rappelant que Bunagana a été la première cité à accueillir les militaires de l’Armée Révolutionnaire Congolaise (ARC) de l’AFC-M23, il a exhorté les femmes et les jeunes filles à la défense nationale.
« Les filles peuvent faire tout ce que les hommes font. Elles peuvent également servir dans l’armée car elles ont également la force », a-t-il martelé, brisant les stéréotypes de genre sur les métiers.
Selon lui, la collaboration entre les femmes et les services du mouvement est un pilier indispensable pour la stabilité et l’intégrité du territoire national.

L’esprit du » Salongo » et l’autonomie nationale
L’engagement citoyen à Bunagana se manifeste également par les travaux communautaires, le Salongo. Le Chef de Cité s’est félicité de l’implication massive des femmes dans ces actions de salubrité et de construction.
L’ambiance de ce mois de mars est rythmée par un slogan devenu un véritable hymne à l’auto-détermination : » Congo ita jengwa na sisi wenyewe » (Le Congo sera bâti par nous-mêmes).
En clôture de son message, Désiré Kanyamarere a invité chaque habitant de Bunagana à s’approprier les initiatives de développement local. Le message est clair pour ce mois de la femme : la reconstruction du pays doit être endogène. Le Congo ne sera construit ni par des mains étrangères, ni par une seule moitié de sa population, mais par l’effort conjugué de tous ses fils et, surtout, de ses filles.
La rédaction



