Alors que le mois de mars, dédié aux droits des femmes, débute dans un climat sécuritaire tendu en République Démocratique du Congo, la députée provinciale Nafisa Ramazani brise le silence. Élue de Walikale, elle appelle à dépasser la simple célébration pour engager une réflexion profonde sur l’égalité et la dignité, particulièrement pour les femmes de l’Est du pays.

Un hommage à la « résilience » des femmes de l’Est
Dans un message poignant diffusé sur les réseaux sociaux, l’honorable Nafisa Ramazani s’est adressée directement à ses consœurs des provinces du Nord et du Sud-Kivu. Consciente des épreuves que traversent les populations locales, elle a salué le courage des « mamans de Walikale » dont la force reste, selon elle, une source d’inspiration nationale face à l’insécurité persistante.
« Ce mois ne doit pas être seulement un mois de célébration, il est avant tout un moment de réflexion profonde sur les défis qui persistent et sur les actions concrètes à poser pour garantir l’égalité », a-t-elle déclaré.
Le thème retenu cette année, « Donner pour recevoir », résonne comme un appel à l’action collective. Pour la députée, il s’agit d’inviter chaque citoyen à reconnaître le rôle essentiel de la femme et à partager les responsabilités pour bâtir une société plus juste. Elle insiste sur le fait que l’avancement des droits des femmes n’est pas une faveur, mais une nécessité pour la justice et la dignité humaine.
Un message d’espoir face à la guerre
S’adressant spécifiquement aux femmes meurtries par les conflits armés dans les deux Kivu, l’élue de Walikale a tenu à porter un message d’espoir et de solidarité :
L’espoir demeure : « Tenez bon, nous sommes ensemble », a-t-elle martelé.
Nafisa Ramazani rappelle que le monde n’oublie pas la situation des femmes malgré la distance.
Elle appelle à la détermination pour continuer à faire avancer la société congolaise.
En concluant son message par des vœux de courage et de détermination, Nafisa Ramazani repositionne le 8 mars et le mois de la femme comme un levier de changement social et politique, plutôt qu’une simple festivité calendaire.
La rédaction



