Un accident de circulation s’est produit ce mardi aux alentours de 16 heures près du rond-point Rutshuru, dans la ville de Goma. Un camion de marque Fuso, immatriculé 06004AE / 19, transportant des vivres en provenance du Grand Nord, a percuté six motos, deux tricycles « Bajaja » et un tricycle. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, mais un motard a été légèrement blessé à la jambe droite.
L’accident serait dû à une défaillance du système de freinage du véhicule, selon les premiers éléments recueillis sur place.
Présent sur les lieux lors du drame, le maire de la ville de Goma, Julien Katembo Ndalieni, a confirmé les faits, soulignant que l’accident s’est produit alors qu’il procédait à une descente d’inspection visant à vérifier l’effectivité des mesures récemment mises en place par l’administration.
« Un accident vient de se produire ici au rond-point Rutshuru. Un camion de marque Fuso, dont le système de freinage était déjà défectueux, est descendu à toute allure. Les six motos, deux Bajaja et un tricycle ont servi malgré eux de système de freinage. Dieu merci, aucune perte en vie humaine, sauf un motard légèrement touché à la jambe droite», a déclaré l’autorité urbaine.
Il a profité de l’occasion pour rappeler le bien-fondé de l’interdiction des marchés pirates le long des routes, en particulier sur les grandes artères de la ville, une mesure initiée par le Mouvement révolutionnaire AFC/M23.
«Nous disons à notre population que nous la protégeons. Il y a un principe qui dit que gérer, c’est prévenir. Quand nous lançons une mesure, elle passe d’abord par une phase de sensibilisation, puis vient son application», a-t-il expliqué.
Le maire a précisé que les commerçants informels installés sur le trottoir entre le rond-point Rutshuru et le bureau de la DGR-NK ont été relocalisés au marché Kahembe, mais que certains d’entre eux n’avaient pas respecté cette décision, pensant qu’il s’agissait d’une simple mise en garde.
En rappel, un précédent accident similaire, également causé par un problème de freinage, avait coûté la vie à une dizaine de vendeurs installés dans un marché pirate, à l’époque de l’état de siège.
« Les mamans avaient pris l’habitude d’acheter des vivres au marché Kahembe pour venir les revendre en bordure de route. Ce désordre ne peut être toléré dans un État organisé», a-t-il insisté.
L’autorité urbaine a affirmé que ces mesures visent à rétablir l’ordre public et la discipline, précisant que les commerçantes elles-mêmes ont acclamé et remercié le mouvement AFC/M23 pour les avoir fait déguerpir à temps du lieu de l’accident, évitant ainsi le pire.
La rédaction



