Les conflits des terres en Ituri, une province située dans la partie est de la République Démocratique du Congo, deviennent de plus en plus monnaie courante.
Dans une déclaration faite à la presse le vendredi 11 juillet 2025, la société civile du groupement Babiasi en secteur de Behema Sud, en territoire d’Ituri, assurerait que les jeunes du groupement Lengabo-Dele étaient en complicité avec la milice FPIC pour envahir le village Djutshi et spoler illégalement la terre de ce village, en mettant leurs limites sur place et en détruisant ainsi les champs de la paisible population.
Une réaction farouche !
En réaction ce samedi 12 juillet 2025, la société du groupement Lengabo, dans la chefferie de Baboa Bokoe, dément cette information et s’inscrit en faute contre ces accusations.
D’après son président Kakani Katanabo Héritier, il a précisé que la localité Djutshi était une suite du groupement Lengabo et du village Djenge du groupement Dele, qui avait été jadis cédé à titre d’usage aux fabricants des marmites artisanales en argile à quelques sujets Hema qui avaient à son temps sollicités auprès des paniers habitants et chefs coutumiers Soloya.
D’après cette force vive, après avoir sollicité la délimitation des groupements Lengabo et Dele (village Djange), cette commission mixte constituée de vieux sages, jeunes, mamans, notables (les autochtones) de ces deux groupements avait informé le gouverneur militaire de la province de l’Ituri, l’administrateur du territoire d’Irumu, ainsi que les FARDC, la Police Nationale congolaise, le chef du secteur de Behema Sud et même le chef de la sous-localité Djutsgi de leurs venus pour cette fin, et cela huit jours avant.
Sur place, une vive tension s’est observée depuis la matinée du week-end. Des appels à la cohésion sociale sont lancés par différentes couches socio-politiques.
Cette situation des conflits de limite et de spoliation des terres est même visible dans la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.
La rédaction



