L’opération zéro maibobo, déclenchée samedi dernier par la mairie, poursuit son cours normal. À sa 2ème journée, ce lundi, 99 enfants dans la rue et adultes demandeurs ont été mis hors d’état de nuire, ce lundi 02 juin à Goma, au Nord-Kivu.
« Aujourd’hui, nous avons réussi à intercepter 99 cas parmi eux : des enfants mineurs de moins de 5 ans, des jeunes de la tranche d’âge de 10 à 15 ans, ainsi que des adultes de plus de 18 ans, » a indiqué le Maire Adjoint, Désiré NGABO KISUBA, après la traque du jour.
Le mouvement révolutionnaire AFC/M23, voulant venir au secours de la population, ne peut tolérer les bêtises que font ces enfants dans la rue qui perturbent l’environnement et nuisent à la population de cette ville.
Désiré NGABO KISUBA a réitéré sa demande aux parents ayant des enfants dans la rue de les retirer au plus vite.Car le désordre n’est pas autorisé en ville de Goma et dans tout espace contrôlé par l’AFC/M23, a-t-il souligné.
Les enfants de moins de 18 ans seront remis à des ONG partenaires qui s’occupent des enfants en rupture familiale. Elles ont déjà pris en charge 44 enfants du lot de la semaine dernière.Ces enfants, âgés de moins de 18 ans, apprendront des métiers dans leurs centres. En revanche, ceux qui ont 18 ans et plus devront répondre de leurs actes, a-t-il précisé, avant d’évoquer un cas tragique de violence sexuelle perpétrée par les maibobo durant la nuit du dimanche 01 au lundi 02 juin 2025 en ville de Goma.
« Une fille maibobo a été violentée cette nuit par d’autres maibobo jusqu’à avaler son certificat de naissance. Cela, nous ne pouvons pas tolérer, » a-t-il déclaré.
Certains parents se sont présentés à nos bureaux samedi dernier pour réclamer leurs enfants. Nous avons été réceptifs à leur demande ; cependant, curieusement ce lundi, nous avons mis la main sur les enfants remis à leurs parents.
Nous revenons donc à la charge : chacun doit s’occuper de ses enfants et ne pas les laisser à la merci de la rue.Parmi ces enfants se trouvent également des demandeurs qui dérangent les passants en insistant pour obtenir quelque chose. Le maire adjoint a aussi souligné le cas des bandits qui passent leurs journées dans les maisons de cinéma pour se détendre et opèrent dans les ménages durant la nuit.
Nous avons reçu des consignes concernant une maison de cinéma où nous sommes entrés aujourd’hui et avons effectivement interpellé beaucoup de jeunes ; après un tri, nous avons retenu 27 d’entre eux qui devront répondre de leurs actes.Rappelons qu’au samedi 31 mai, nous avions déjà interpellé 150 personnes.
La rédaction



