Les enfants sont particulièrement vulnérables au recrutement militaire et au déploiement dans des situations de combat en raison de leur immaturité physique et émotionnelle. Ils deviennent plus facilement enfants soldats s’ils sont pauvres, séparés de leurs familles, déplacés loin de chez eux, s’ils vivent dans une zone de conflit ou ont un accès limité à l’éducation.
Cette situation a réuni, le samedi 31 mai 2025 à Lubero, des représentants d’organisations intervenant dans la protection de l’enfance. Ils ont réfléchi à la situation actuelle du territoire de Lubero au Nord-Kivu, qui est généralement affecté par des conflits armés entretenus par les ennemis de la paix. C’est sous l’égide de l’Association d’Appui aux Initiatives de la Paix et du Développement (AIPD) que cette activité, réunissant vingt organisations, a été rendue possible.
Dans une déclaration, Kakuke Kavaketi Jean-Pierreco, leader du sous-protection de l’enfance en territoire et coordinateur national du SOPROMAD, a dressé un tableau sombre de la situation des enfants à Lubero. Selon lui, parmi les enfants utilisés dans des groupes armés, on observe plusieurs cas d’enfants non accompagnés, d’enfants séparés et d’enfants vulnérables, souvent appelés « enfants de la rue ».
« Alors que nous savons que depuis 2017 il a été déclaré qu’il n’y avait plus d’enfants dans l’armée loyaliste (FARDC), des signalements d’enfants continuent d’affluer au sein des groupes armés (Wazalendo) qui soutiennent les forces armées. Nous avons également des enfants non accompagnés et d’autres qui sont soumis à des travaux forcés », a-t-il ajouté.
Selon plusieurs observateurs, la guerre opposant les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) aux rebelles du M23 a entraîné l’adhésion de mineurs à plusieurs groupes armés.
Patrick Makoma



