À l’occasion de la Journée internationale de la non-violence, ce 2 octobre, le mouvement citoyen UJAMAA a réaffirmé son engagement pour des méthodes de lutte pacifiques.
Face à la prolifération des groupes armés et à la persistance des injustices, le groupe appelle à un sursaut citoyen et institutionnel.Dans un communiqué publié ce vendredi 2 octobre 2026, UJAMAA érige la non-violence en véritable doctrine de résistance.
Pour ce mouvement, cette approche est la seule réponse viable face à ce qu’il qualifie de « mauvaise gouvernance » et de dérives sociales.
Pour Blaise Kalisha, militant au sein du mouvement, le contexte sécuritaire actuel exige une posture ferme, mais résolument pacifique. Il déplore notamment la multiplication des groupes armés, s’inquiétant particulièrement de l’ambiguïté de certains acteurs qui se réclament de la défense des droits humains tout en portant des armes.
« Nous avons vu des groupes armés se multiplier. C’est pourquoi, en tant que citoyens, nous nous engageons dans la lutte non violente pour combattre l’injustice et l’impunité », explique Blaise Kalisha.
Selon lui, le principal défi demeure la conscientisation de la population, qu’il juge encore insuffisante pour soutenir massivement une dynamique de changement non violente.
Au-delà de cette exhortation à la société civile, UJAMAA interpelle directement les décideurs politiques. Le mouvement presse les autorités congolaises de s’investir davantage dans la promotion de la justice, afin d’endiguer le cycle de l’impunité.
Cette journée de commémoration a également été l’occasion pour le mouvement de rendre un hommage solennel aux victimes de l’oppression, ainsi qu’aux militants ayant perdu la vie lors d’actions citoyennes par le passé.
Une manière pour UJAMAA de rappeler que son combat s’inscrit dans la durée, au service du respect des droits humains et de la participation citoyenne.
Le message du mouvement est sans équivoque : les armes ne seront jamais une option.
UJAMAA réitère sa volonté de privilégier « la voix et l’écrit » comme uniques instruments de contestation et d’expression, refusant de céder à la tentation de la force armée pour faire entendre ses revendications.
Patrick Makoma



