À une semaine de la rentrée scolaire 2026-2027, l’Intersyndical de l’Ituri 1 s’oppose à la reprise des cours prévue le 1er septembre prochain, invoquant la persistance de l’épidémie de maladie à virus Ebola dans la province.
Réunis ce lundi 25 août à Bunia, les représentants des enseignants ont examiné les conditions dans lesquelles devrait se dérouler la rentrée scolaire. À l’issue de cette rencontre, ils ont exprimé leurs inquiétudes concernant la sécurité sanitaire des élèves et du personnel enseignant.
Dans leur déclaration, les syndicalistes estiment que la situation épidémiologique demeure préoccupante et ne permet pas, selon eux, une reprise normale des activités scolaires.
Ils rappellent que l’année scolaire 2025-2026 avait été interrompue prématurément en raison de la propagation de la maladie à virus Ebola. L’Intersyndical évoque désormais un bilan national de 2 642 décès, citant un rapport de situation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) daté du 24 août 2026.
Des conditions posées pour la reprise
Face à cette situation, l’Intersyndical de l’Ituri 1 dit s’opposer à toute reprise des cours à la date du 1er septembre 2026, tant que des garanties sanitaires suffisantes ne sont pas réunies.
Les enseignants exigent notamment une maîtrise certifiée de l’épidémie par les autorités sanitaires, l’installation effective de dispositifs d’hygiène et de biosécurité dans les établissements scolaires, ainsi que des mesures de protection sanitaire en faveur du personnel enseignant.
Ils demandent également un accompagnement social des enseignants affectés par les conséquences de l’épidémie.
Appel au Gouvernement
L’Intersyndical appelle par ailleurs le Gouvernement central, le ministère de la Santé et les partenaires techniques et financiers à renforcer les moyens consacrés à la riposte contre Ebola, à la prise en charge des personnes malades et à l’assistance aux familles touchées.
Pour ces représentants des enseignants, la protection de la vie doit primer sur le respect du calendrier scolaire.
Ils demandent ainsi aux autorités de tenir compte de la situation sanitaire avant toute décision définitive concernant la rentrée scolaire en Ituri.
Patrick Makoma



