La population de la ville de Goma, au Nord-Kivu, a été appelée à coopérer avec les cadres de base afin de juguler les cas isolés d’insécurité enregistrés encore ça et là, dans certains quartiers de la ville, ce qui ressort du conseil urbain de sécurité tenu ce lundi à l’hôtel de ville, sous la modération du maire Julien Katembo Ndalieni, assisté de son adjoint Désiré Ngabo Kisuba, et élargi aux chefs de quartier.
« Nous demandons à la population de collaborer avec les cadres de base, qui, à leur tour, font cheminer l’alerte à la police révolutionnaire, » a indiqué le maire Julien Katembo Ndalieni dans une interview accordée à la cellule de communication de la mairie, à l’issue de ces assises.
Cette collaboration entre la population, les structures de base et les services de sécurité va permettre d’éradiquer ces quelques cas isolés d’insécurité encore observés dans certains quartiers, donc par la dénonciation d’éventuelles attaques ou de suspects.
C’est de cette façon, a-t-il signalé, que l’arrestation de deux bandits armés de fusil, la nuit du samedi dernier au quartier Ndosho, a pu avoir lieu, où la population a su maîtriser ces hors-la-loi et faire appel à la police révolutionnaire.
L’arme a été récupérée et les bandits sont aux arrêts, fruit de la coopération.Le conseil hebdomadaire urbain de sécurité a également passé en revue le phénomène des « enfants dans la rue » qui prend une ampleur inquiétante, jusqu’à devenir une source d’insécurité.
« Le constat tiré est que la plupart de ces enfants détiennent des parents encore en vie. À l’arrivée de l’AFC/M23 à Goma, nombreux de ceux-ci ont regagné leurs toits paternels. Maintenant, nous lançons un appel pressant aux parents dont les enfants traînent dans la rue, de les récupérer au plus tôt, sans quoi nous devrons passer à l’étape de sanction, car nous avons longtemps sensibilisé à ce fait social, » a-t-il souligné.
La mairie, les autorités provinciales et leurs partenaires vont se pencher sur cette question afin d’en trouver une issue favorable et pérenne, a-t-il annoncé.
De l’insécurité classique à l’insécurité sonore, il n’y a qu’un pas.
Le maire Julien Katembo Ndalieni a été navré d’apprendre les plaintes de la population par rapport à la sonorisation des boîtes de nuit et de certaines églises. Un cas de récidive de certaines boîtes de nuit, dernièrement scellées suite à la même infraction, et des églises qui continuent sans froid aux yeux à déranger leurs voisinages par la sursonorisation, c’est-à-dire, excellant dans les tapages diurnes et nocturnes.
« Nous avons longtemps sensibilisé les propriétaires de ces Nganda en question, jusqu’à procéder à leurs fermetures momentanées, notamment Metro, Saint Tropez et d’autres encore. Nous disons trop c’est trop. Nous devons maintenant sanctionner. Soit ils ferment, soit ils réduisent sensiblement le son de la musique, pour permettre aux alentours de se reposer calmement, » a-t-il conclu.
La rédaction



