Le maire adjoint, Désiré NGABO KISUBA, est revenu ce lundi à la charge lors d’un entretien qu’il a eu avec les cambistes, en leur demandant d’afficher chaque matin le taux de change actualisé sur le marché. C’est ambiance a eu lieu ce lundi 20 octobre 2025 en ville de Goma, province du Nord-Kivu, à l’est de la République Démocratique du Congo.
« Nous demandons à tous les cambistes de la ville de Goma d’afficher chaque matin le taux d’échange actualisé sur un tableau à leurs lieux de travail », a-t-il souligné.
Le prix d’achat et le prix de vente en dollars et en francs congolais doivent être clairement indiqués, afin que chaque citoyen soit au courant du taux du jour du billet vert, face à l’instabilité du dollar américain sur le marché.
L’autorité urbaine ne veut pas entendre que l’opération de change se fasse selon l’humeur du cambiste. Cet affichage doit permettre à la population de payer ses factures, que ce soit à l’État, à l’hôpital, ou à l’école. Partout, le taux de change actualisé doit être affiché sur un tableau bien visible pour tout passant.
Les boutiques et magasins doivent obligatoirement afficher le taux de change actualisé, qui sera appliqué dans toute la ville de Goma. Celui qui naviguera à contre-courant sera sanctionné selon la loi en vigueur.
« Ces mesures ne proviennent pas de moi, mais plutôt du mouvement révolutionnaire AFC/M23. Nous avons reçu instruction du gouverneur de province, Bahati Musanga Erasto, de sensibiliser les cambistes à ce sujet, dans le souci d’améliorer la vie de la population de cette province. »
Concernant l’adéquation des prix des marchandises à la dépréciation du billet vert, Désiré NGABO KISUBA a promis de rencontrer prochainement les autorités de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pour cette fin.
Interrogé à l’issue de cet échange avec l’autorité urbaine, Caleb Mirindi, qui a agi en tant que porte-parole des cambistes de la ville de Goma, a réagi à la recommandation du maire adjoint d’afficher le taux de change. Il a réitéré son engagement à transmettre cette recommandation à ses collègues en moins de 48 heures, surtout qu’ils sont souvent pointés du doigt comme des profiteurs en eau trouble.
La variation du taux, a-t-il précisé, ne dépend pas d’eux, détaillants, mais plutôt des grossistes.
La rédaction



