Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a signé un accord avec le Rwanda à Washington, aux États-Unis, dans le but de ramener la paix dans la partie orientale du pays, où l’insécurité règne depuis 30 ans.
La signature de cet accord a suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion, tant nationale qu’internationale, alors qu’une partie de la population congolaise ignore encore le contenu de ce document.
Au cours d’une interview accordée ce mercredi 9 juillet 2025, Wilfried Linjanja, acteur de la société civile, a rappelé que la population souhaite simplement vivre dans un contexte de paix, d’apaisement et de stabilité.
Selon lui, l’accord signé à Washington est certes un bon début, mais il ne représente qu’une petite partie de la solution.
« Il est nécessaire d’aller vers des solutions qui poussent les citoyens congolais à une réflexion profonde sur l’état du pays.
L’accord de Washington, n’étant pas opposable aux belligérants ici à l’Est du pays, notamment l’AFC-M23, il est utile de penser au processus de Doha, qui est une discussion directe entre notre gouvernement et le M23, afin que nous puissions trouver une solution et être certains qu’elle est acceptée par les parties en conflit », précise Wilfried Linjanja.
Et d’ajouter : « La population du Nord-Kivu ainsi que celle de la province sœur du Sud-Kivu espère un processus au-delà de celui de Washington. Ce processus est d’une importance capitale pour rassurer le peuple ».
Le dialogue entre tous les Congolais, sans aucune discrimination, est indispensable pour se dire les vérités en face, sans tabou.
À cela s’ajoute la nécessité d’achever le processus de Doha et de relancer celui de Nairobi qui réunissait autour d’une même table tous les groupes armés non étatiques car il ne s’agit pas uniquement de l’AFC-M23 », conclut cet acteur de la société civile du Nord-Kivu.
Guellord Risasi



