De nombreuses rumeurs ont circulé dans la ville de Goma, laissant entendre que le maire Katembo Ndalieni Julien aurait interdit le paiement de la taxe d’assainissement fixée à 2$ par ménage dans sa juridiction. Face à ces fausses informations qui ont fait le buzz sur les réseaux sociaux, l’autorité urbaine a tenu à mettre les choses au clair.
Dans une déclaration à la presse, le premier citoyen de Goma a expliqué que son message avait été largement mal interprété. Depuis la prise du chef-lieu du Nord-Kivu par l’AFC-M23, un changement positif est observé : la population s’est pleinement appropriée les travaux communautaires et une contribution financière est nécessaire pour permettre à l’hôtel de ville de maintenir la propreté de cette capitale touristique de la RDC.
« L’assainissement est un programme phare de la mairie afin que la ville de Goma mérite pleinement son statut de capitale touristique du pays. Le gouverneur du Nord-Kivu, Bahati Musanga Erasto, nous accompagne constamment dans toutes nos actions. Le samedi dernier, il a même participé au Salongo avec nous.»
Le maire a rappelé que « l’unité de production d’un pays qui se respecte, c’est avant tout sa population ». Il a ajouté que « l’autorité provinciale nous a demandé d’apporter une contribution pour soutenir les travaux communautaires ».
Il dénonce fermement ceux qui ont affirmé qu’il aurait interdit le paiement de cette taxe : « Ceux qui prétendent cela ont menti et mal interprété mes propos. »
Actuellement, la mairie utilise 20 camions répartis dans tous les quartiers de Goma et emploie plus de 400 personnes rémunérées pour assurer ces travaux.
«Je lance un message fort à mes administrés : en Europe, il n’y a pas de paludisme parce que leur politique d’assainissement est évoluée et soutenue par la population. Là-bas, la taxe d’assainissement est prélevée à la source. C’est pourquoi les habitants de Goma doivent comprendre que la propreté de notre ville est l’affaire de tous. »
« Je demande donc à tous mes administrés de s’acquitter des 2$ par ménage car cette contribution nous permettra de payer les chauffeurs, les éboueurs, les agents chargés du balayage des rues ainsi que le carburant nécessaire aux opérations. Sans ce paiement, tout cela ne serait pas possible », conclut-il.
Guellord Risasi



