Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a foulé le sol angolais ce lundi matin à Luanda, où il participe au 17ᵉ Sommet des affaires États-Unis – Afrique.
Ce rendez-vous majeur, organisé par le Corporate Council on Africa (CCA), rassemble plus de 1 500 délégués, parmi lesquels des chefs d’État africains, des ministres, des hauts responsables américains ainsi que des leaders du monde économique.
Placée sous le thème « Les voies de la prospérité : une vision commune du partenariat entre les États-Unis et l’Afrique », cette édition 2025 du sommet se tient dans la baie de Luanda, au bord de l’Atlantique.
Elle s’inscrit dans un contexte où les relations économiques entre Washington et le continent africain cherchent à se réinventer autour de projets à forte valeur stratégique.
Parmi ces initiatives, le corridor de Lobito occupe une place centrale dans les discussions. Ce projet régional d’infrastructures, porté conjointement par l’Angola, la Zambie et la RDC, est soutenu par les États-Unis dans le cadre du Partenariat pour les Infrastructures mondiales (PGII).
Il vise à connecter les richesses minières de l’Afrique centrale aux marchés mondiaux via un accès direct à l’océan Atlantique, favorisant ainsi les exportations, les investissements et l’intégration régionale.
Au cours d’un panel consacré à ce projet, le Président Félix Tshisekedi interviendra pour défendre la vision congolaise d’un corridor de Lobito comme catalyseur de développement économique, de souveraineté régionale et de coopération Sud-Nord équilibrée.
En marge du sommet, le Chef de l’État congolais tiendra également une série d’entretiens bilatéraux avec ses homologues africains ainsi qu’avec plusieurs hauts responsables américains, dont Massad Boulos, conseiller principal de l’ancien Président Donald Trump pour les affaires africaines.
Ces échanges devraient permettre d’affiner les contours des engagements américains dans la sous-région, notamment en matière d’infrastructures, d’énergie et de logistique.Avec cette participation active à Luanda, Félix Tshisekedi entend affirmer le rôle central de la RDC dans les grands projets d’intégration régionale et démontrer que le pays est prêt à jouer un rôle moteur dans la transformation des chaînes de valeur africaines.
La rédaction



