À Goma , dans la province du Nord-Kivu, les emballages non biodégradables, plastiques cèdent la place aux emballages biodégradables, en signe de renoncement à cet usage, le représentant du gouverneur de province, a déchiré devant le public, des sachets plastiques lors de la cérémonie du lancement de cette opération visant des efforts d’assainissement dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
» Par cet acte de déchirer les sachets plastiques, nous interdisons leurs usages sur les territoires libérés par le mouvement révolutionnaire AFC/ M23. Et de ce fait, nous mettons en place des emballages biodégradables suite à leur avantage sur l’environnement », a indiqué dans un geste significatif, Remy Seghihobe, Directeur de Cabinet adjoint du gouverneur de province, peu après avoir donné les raisons ayant édictées ce volte-face.

» La production et l’usage de l’emballage non biodégradables reste une source de pollution visible dans nos villes et nos quartiers et leurs conséquences ne sont plus à démontrer. Nos rues sont chargées de déchets plastiques, notre environnement se détériore et notre qualité de vie en souffre… », a-t-il souligné.

Les autorités du mouvement révolutionnaire AFC/M23 vont prendre des mesures fermes interdisant la fabrication, la vente et la commercialisation des sachets plastiques, nocifs à l’environnement.
Et par contre, encouragent les entreprises à embrasser l’innovation de la société Tropical Trading-Kivu Bio SARL, pour une alternative durable à notre écosystème.
Remy Segihobe a poursuivi en disant: »qu’ un environnement sain n’est pas un luxe, mais une nécessité. La dégradation de notre cadre de vie, affecte directement notre bien-être et celui des générations futures ».
C’est pourquoi, a-t-il ajouté, le gouvernement provincial place désormais la protection de l’environnement au cœur de sa politique et de salubrité publique.
» Ensemble nous avons le pouvoir de bâtir un avenir plus vert et plus propre et plus durable », a conclu le délégué du gouverneur de province.
De son côté, le Directeur général de la société Tropical Trading-Kivu Bio SARL a circonscrit la ville de Goma qui accueille ces nouveaux éléments dans son environnement:
» Goma c’est une ville de résilience, de beauté naturelle et de potentiel économique, méritant une nouvelle dynamique, un environnement propre, condition première d’une société saine et prospère, comme il n’y a pas de planète B, nous devons agir maintenant, comme l’a fait remarquer le Secrétaire général des Nations unies.
La société Tropical Trading-Kivu Bio SARL s’engage à travailler en concertation étroite avec les autorités locales, les commerçants, les institutions scolaires, les ongs, et chaque citoyen, pour faire de ce projet un succès, a indiqué Polycarpe Nshimirimana, Directeur général de la société Tropical Trading-Kivu Bio SARL.
» Ensemble, nous mettrons en œuvre des campagnes de sensibilisation, des mesures d’accompagnement pour des entreprises écologiques et un système de renforcement de la gestion des déchets », a-t-il fait savoir.
Pour sa part, le maire de la ville, Julien Katembo Ndalieni, cette cérémonie se déroulant à 9 jours de la commémoration de la journée mondiale dédiée à l’environnement, célébrée le 5 juin de chaque année, et dont le thème pour 2025 est: »Mettre fin à la pollution plastiques mondiales », c’est-à-dire vers un avenir sans plastique.
Toutefois, pour la réussite totale de ce combat ultime, il reste nécessaire de mettre en place une synergie d’action consistant à alimenter les provinces et territoires voisins en emballages biodégradables aux fins de permettre à ce que la décision zéro sachet non biodégradable ne reste pas un slogan plutôt une réalité sur toute l’étendue du territoire libéré par l’AFC/ M23 plaçant l’homme au centre d’intérêt.
» Nous nous mobilisons aujourd’hui comme un seul homme, pour dire stop aux emballages non biodégradables en ville de Goma et nous accueillons à bras ouverts les emballages biodégradables« , a-t-il martelé.
Il a enfin de compte donner aux vendeurs de ces sachets plastiques une mise en demeure de ce mois de juin 2025, pour écouler leurs stocks.
Au-delà de cette date, la sensibilisation pourra continuer, mais également avec des amendes.
Ces emballages non biodégradables ont des conséquences néfastes sur l’environnement notamment la pollution des sols et des eaux, la pollution marine et la perturbation des écosystèmes.
Leur production ainsi que leur incinération contribuent également aux émissions de gaz à effet de serre et au réchauffement climatique. Elles sont une source de pollution considérable, durant tout leur cycle de vie.
L’incinération des sachets plastiques émet du dioxyde de carbone qui est un gaz à effet de serre.La combustion provoque l’acidification de l’atmosphère et des oxydations photochimiques, ce qui accentue le réchauffement climatique.
La rédaction



